ADDICTION AU SUCRE
et comment s’en défaire
Le sucre est depuis quelques décennies la drogue numéro 1 dans le monde en terme de santé publique, bien avant l’alcool le tabac les stupéfiants etc…. Et c’est une drogue non seulement autorisée, mais même encouragée !. Or l’addiction au sucre est encore plus puissante que celle à la cocaïne !
Cette attirance pour le sucre n’est pas un problème psychologique, même si l’on connaît l’effet « récompense » des aliments sucrés ; non elle est essentiellement due à la présence dans nos intestins des candida albicans, molécules qui appartiennent à la grande famille des moisissures ou levures. Celles-ci secrètent de nombreuses toxines dont l’une a pour effet d’aller stimuler la zone d’attirance pour le sucre située dans le cerveau. C’est logique car ces champignons se nourrissent exclusivement de sucre mais on comprend alors facilement le cercle vicieux qui en découle et qui peut s’installer très rapidement. Nous devenons rapidement otage des candida.
Pour mieux comprendre
Il est facile d’associer les levures et le sucre en imaginant un pot de confiture laissé à température ambiante après ouverture : des moisissures apparaîtront à sa surface en quelques jours. Cette constatation est également l’occasion de dire que des souches de candida existent à l’état naturel partout, y compris dans nos intestins ; il ne faut donc pas viser a les éradiquer mais à contrôler leur prolifération.
En réalité de nombreuses personnes ont du mal à définir si elles sont ou non attirées par le sucre. Pourtant de façon physiologique c’est-à-dire en l’absence de candida nous sommes plutôt écœurés par les aliments trop sucrés.
Plus ou moins addict
Il existe une graduation dans l’attirance pour le sucre, qui peut même confiner à une addiction irrépressible : en cas de manque, certaines personnes sont capables de se lever en pleine nuit prendre leur voiture aller jusqu’au point de vente le plus proche pour s’acheter une barre caramélisée ou tout autre sucre rapide.
Les symptômes des candidoses
Faut-il confirmer la présence des candida par des analyses? A priori non car les symptômes suffisent au diagnostic.
Si l’on veut confirmer la suspicion de candidose il faut repérer les symptômes très souvent associés à l’attirance pour le sucre et également très évacuateurs :
* ballonnement important et spasmes intestinaux violents sans odeur ni diarrhée mais au contraire par tendance à la constipation. Rappelons que les candida libèrent des gaz à partir des sucres par fermentation, processus mis à profit par exemple pour fabriquer de la bière ou faire lever une pâte d’où le nom des levures
* douleurs d’estomac surtout si elles résistent aux médicaments anti acide
*apparition dwwe plaque rouge sur la peau après l’effort ou la douche
*démangeaison des aisselles et de l’anus
* yeux gonflés le matin
* doigts gonflés et/ou douloureux surtout le matin
*rougeur ou fissure des commissures des lèvres
* douleurs vives et fugaces d’une oreille, des dents ou de la mâchoire
* bouche pâteuse par dépôt blanchâtre
* humeur fluctuante, excitation angoisse injustifiées voire hyperactivité surtout chez l’enfant *urine moussante par des dépôts ou des tâches d’huile à la surface
* cystite sans germes retrouvés *candidose (mycose) génitale à répétition
* tendance au surpoids
Certains symptômes de cette liste sont assez spécifiques en particulier les premiers.
Les autres peuvent avoir différentes causes. Par ailleurs ils ne sont jamais tous présents en cas de candidose : c’est l’association de plusieurs d’entre eux qui permet le diagnostic, et chacun aura intérêt à identifier ses propres manifestations.
Et la confirmation?
2 tests simples peuvent conforter le diagnostic
*la mesure du pH urinaire car les candida ont besoin d’un pH acide pour proliférer : le pH mesuré à différentes heures de la journée est souvent inférieur à 6 voir 5.
*Le salivotest
Il se pratique au moins 3h après une prise alimentaire. Il consiste à déposer un peu de salive à la surface d’un verre d’eau distillée et à interpréter son évolution après une à deux minutes : en cas de flore normale la salive s’étale lentement et forme de petites bulles, l’eau reste parfaitement limpide. Si la flore intestinale est déséquilibrée de grosses bulles sont présentes au milieu des petites bulles et l’eau peut présenter un léger trouble.
En cas de candidose des filaments visqueux apparaissent et chutent au fond du verre généralement en tournant. En cas de présence de parasite des filaments épais descendent rapidement au fond du verre : plus la contamination est grande plus la descente est rapide. On peut remarquer de minuscules points blancs à l’extrémité des filaments.
Une attraction chimique
L’attirance pour le sucre est donc une addiction d’origine non pas psychologique mais très chimique qui est proportionnelle à la quantité de candida présents dans l’organisme en particulier dans le tube digestif.
Certes le psychisme peut amplifier ce phénomène : culturellement nous identifions le sucre à la douceur au plaisir etc. Mais au vu des risques liés à l’excès de sucre et aux candida voici l’occasion de parler de prévention et d’éducation : il est très dommage d’utiliser des aliments sucrés bonbon, biscuit, soda etc pour récompenser un enfant car cela signifie en fait : « pour te féliciter je t’offre un poison et en plus je te conditionne à devenir dépendant de ce poison ».
Il serait tellement plus judicieux de les remercier autrement. Si c’est par une douceur alimentaire mieux vaut des fruits par exemple (qui d’ailleurs sont actuellement 2 à 3 fois plus sucrés que ceux de nos ancêtres du fait des sélections successives des différents arbres fruitiers). Bien sûr de nombreux parents rétorquent qu’ils n’aiment pas cela. C’est malheureusement vrai parce que leur goût est déjà altéré, conditionné. Il est donc important de commencer cette éducation « des bonnes choses » le plus tôt possible afin de ne pas séparer « le bon pour le goût » du « bon pour la santé ». Il est évident que plus les années passent, plus cela est difficile, face à la sollicitation des copains, de la publicité etc.
A l’adolescence c’est devenu mission impossible.
Article de rebelle santé hors série n°41
